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JEU AVEC LES VAGUES
La première déroula son assaut rageur
Sur la plage déserte de mon cœur,
La seconde, douce houle d'ouest
Au langoureux ruissellement,
M'enveloppe de sa caresse,
Me berce d'un murmure lénifiant.
La troisième, avide déferlante,
Mur émeraude à fleur d'azur,
À planté dans mes yeux son regard de naïade,
Offrant au soleil d'or, l'ambre d'un corps ardent :
Ses volutes marines m'ont emporté très loin,
Enivré de baisers, au goût de sel amer ;
Aveuglé par l'écume ivoire de ses flancs,
Prisonnier de son onde aux cheveux-laminaires,
J'ai roulé, aspiré par ce grand flot sauvage
Qui m'a laissé meurtri, épuisé sur le sable.
Quand, regardant le ciel, j'ai repris mes esprits,
À l'horizon marin tout sanglant d'outremer,
Le soleil se mourait en épousant la mer.
Le cœur brisé, j'ai vu s'éloigner pour toujours
La grande lame impétueuse de l'Amour.
(Les murmures du flot – octobre 2002)
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