DERNIÈRE MINUTE

RUBRIQUES






NOS ADHÉRENTS

67 membres actifs à ce jour


> Mémoire de nos auteurs <

CONTACTS

Auteurs du Maine et du Loir
BP 60161
72056 Le Mans Cedex 1

BULLETIN DE LIAISON

LIENS

INFO SITE


Dernière mise à jour
le 26 septembre 2022

Conception/Réalisation :



[Accès Espace privé AML]








Accès à la fiche de
(biographie, bibliographie...)

Anatomie d'une amitié profonde

Je suis ces yeux tombés sous le charme,
Inondés par beaucoup trop de larmes
De joie, de tristesse
Dès notre jeunesse,

Je suis cette oreille d'indulgence
Qui recueille en vrac tes confidences
Tes craques patentes
Tes amours changeantes

Je suis l'épaule réconfortante
Où tu te blottis, toute tremblante,
Quêtant pénitence
Pour ta longue absence

Je suis ces pieds qui traînent des heures,
Et qui maintes fois n'ont pas eu l'heur
De nous retrouver
Rendez-vous manqués

Je suis cette main toujours tendue
Dont tu abuses, oublies les vertus,
Au moindre rappel
De cet infidèle

Je suis ce dos souffrant et vouté,
Coincé dans ce vieux fauteuil râpé,
Toi, dans ma cervelle,
Toujours jeune et belle

Je suis ce cœur trompé et broyé
Qui t'aimait d’une tendre amitié
Qu'es-tu devenue
Ma douce ingénue ?

Perdu dans mes pensées, mon passé,
Je doute que ce ne fut qu'amitié
D'aucuns le pensaient
Je le réfutais !


(Entre Parenthèses)

Définition : Parenthèse … phrase accessoire et formant un sens à part dans un discours, un texte …
figuré "ne pas se rebeller  - accepter son sort"


On dit que Louis Onze pour punir ses sujets
Dans des oubliettes les tenait au secret
Ni debout, ni couchés, bien plus morts que vivants
Leur corps et leur esprit souffraient mille tourments.
Dans ces cages immondes pour qu'à jamais se taisent
Bien des hommes agonisèrent (…) !

Face aux fléaux naturels et leur impuissance
Les hommes pour pallier leur immense ignorance
Ont inventé des dieux multiples ou uniques
Qu’au gré des circonstances ils vénèrent ou critiquent.
D’aucuns diront que Dieu se sentit mal à l’aise
Et, découvrant ses clones, se mit (…) !

La femme demeure au sommet de l’infamie,
Bien des hommes, pauvres, nantis, croyants, impies,
Peuvent la frapper, la violer, voire la tuer ;
Elle doit être, tour à tour, mère ou prostituée
Servante et fidèle à ceux qui forniquent à l'aise
Impuissante elle survit (…..) !

Il y a les puissants qui envoient à la guerre
Des jeunes, des enfants qui n’en ont rien à faire
Tandis qu’eux ne vantent que leur propre mérite
Par des discours glorieux à l’abri des pupitres …
Ils déblatéreront, chanteront la Marseillaise
Quand dans le trou nos héros glisseront (…) !

On pourrait donc trouver mille exemples semblables
Confortant quelque peu la leçon de la fable
"La raison du plus fort est toujours la meilleure"
C’est pourquoi, les petits, les faibles, les gêneurs,
N’ont qu’un choix limité contre ceux qui les lèsent
Fomenter leur révolte mais (…) !

Je connais une femme qui, par parenthèse,
N'est pas un cas unique, "fermez la parenthèse"
Vit un amour entre le bon vouloir, l'attente
De celui qui l'aime disponible et patiente.
Mais à cette femme la situation pèse
Qui jamais ne pourra vivre entre parenthèses !


Un amour d'automne

Il te surprend quand il surgit,
Ce nouvel amour délirant
Qui te rappelle à la vraie vie
Déclinant l'amour au présent.

La douce caresse du Printemps
Le désir si peu retenu
Les émois de l'adolescent
Te semblaient à jamais perdus

Il est le mélodieux ruisseau,
Il est le torrent rugissant,
Tous les deux toujours plus pressants
Pour mieux t'engloutir dans leurs flots,

Il est ton Printemps, ton Eté,
Le jus sucré de ton raisin,
La brise qui tutoie les blés,
L’unique fleur de ton jardin,

Zéphyr, il ploie l'herbe gracile
Où tu veux devenir sa proie,
Ses yeux, ses mains, son corps fébriles,
S'allient pour se couler en toi.

Amour, je veux te dire merci
Car à ton insu, tu me donnes,
Les deux saisons que j'apprécie
Et qui embrasent mon Automne !

Extrait "d'un amour d’Automne"


Porte-bonheur

Tranquille est le vallon
Pas une once de vent,
Le ciel d'un bleu profond
Tranche sur les monts blancs

Des bouquetins hardis
Bondissent sur les pentes
Le torrent se nourrit
De la fonte naissante

Les marmottes amaigries
Quittent leurs terriers
Le ciel clair s'assombrit
Au vol de l'épervier

Tous les oiseaux fourmillent,
Ramènent des brindilles,
Les perce-neige éclosent
Et c'est l'apothéose

Il voulait la surprendre,
Ne surtout pas descendre
Sans la fleur du bonheur
Qui croît sur les hauteurs

Des jours à la chercher
Plus haut toujours grimper
Nuit, vent, gel, l'ont surpris,
La crevasse … englouti…

Recherches terminées
Points fluo sur le glacier
Epuisés, l'âme en peine
Les sauveteurs reviennent

Sur le brancard lié,
Un sourire figé,
Entre ses poings serrés,
Près du cœur déposée
La fleur immaculée …
Quelques mots griffonnés …
Les derniers … !

"Pour toi cet edelweiss"



© 2022 AUTEURS DU MAINE ET DU LOIR
Reproduction interdite sans autorisation