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le 21 juillet 2017

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Clartés

Je ne demande qu’une chose au destin,
La clarté, rien que la clarté.
La clarté des étoiles amies
Entrant par la fenêtre dans les nuits tièdes,
La clarté blanche de la lune sur les terrasses,
Aux heures de repos et de rêves ;
La clarté du soleil sur le tapis des champs,
Pour moi et pour ceux aussi
Qui gémissent au fond des geôles.
La clarté douce d’un foyer heureux,
Et la clarté humide qui brille
Dans les yeux d’un enfant.
Puisse le destin m’accorder ces clartés
Pour la durée de la vie,
Avant que vienne sur moi
La profonde, l’éternelle
Obscurité du tombeau.

Extrait de "Présence Maghrébine"


Le jour est un mensonge

Le jour est un mensonge, rien qu'un mensonge,
Il revêt la terre de couleurs et les champs de gaieté
Il fait reculer l'ombre et limite
Le vaste infini dans lequel nous glissons.
Le jour est un mensonge, rien qu'un mensonge.

Le jour est un mensonge, rien qu'un mensonge.
Il remplit les forêts de chants et de murmures,
Il peuple les jardins de feuilles et de fleurs
Et nos tristes cœurs d'espoir et de rêves.
Le jour est un mensonge, rien qu'un mensonge.

Le jour est un mensonge, rien qu'un mensonge.
Il voile l'infini et les astres lointains.
Il limite les bornes du monde
Et nous montre les vivants à sa clarté,
Mais il cache nos âmes et leur voix solennelle
Est couverte par les voix bruyantes de la vie.
Le jour est un mensonge, rien qu'un mensonge.


Un vieux cœur fatigué

Un vieux cœur fatigué se repaît du silence
Comme un chien qui s'en vient lapper une eau profonde
Où les pierres ont laissé une trace de fer
Et d'herbe douce.
Un vieux chien fatigué se repaît d'une étoile.

Au fond d'un puits perdu insaisissable obole
La nuit qui la recèle se referme sur lui
Sur les bêtes furtives et les oiseaux nocturnes.

Une bouche assoiffée se repaît de silence
Comme d'une eau profonde insoupçonnée des hommes.



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