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NOà«L D€™ANTAN€¦
♫♫ Petit Papa Noà«l, quand tu descendras du ciel,
n'oublie pas mon petit soulier … ♫♫
Dans la campagne de mon enfance,
à défaut d'être un grand festin
Noà«l était une fête du cœur.
On écoutait carillonner
les jolies cloches de notre église
qui célébraient nativité
d'un Enfant-dieu à Bethléem.
Alors que le vent dans la nuit
éparpillait musique des cloches,
nous mettions sabots à nos pieds.
Et prenions lanternes dans le froid,
nous allions jusqu'à l'église
chanter « ♫ Les anges dans nos campagnes… ♫ »
« ♫ Il est né le divin enfant… ♫ ».
La « Sainte nuit » était magique,
elle nous faisait "enfants de Dieu",
une envolée d'imaginaire
de joie, de paix et de bonheur
pour tout un peuple de laborieux,
unis dans une même tradition.
Dans notre église était la crèche
illuminée par de beaux cierges ;
ils encadraient l'Enfant Jésus
couché dans simple lit de paille.
à‚ ses côtés Marie, Joseph
et les rois mages porteurs d'encens.
Un bœuf, un âne et des agneaux
accompagnés de leurs bergers,
semblent protéger la sainte famille.
Cela nous fait comme un tableau
qui fait briller nos yeux d'enfants.
Nous revenions à la maison,
plein d'émotion, le cœur content,
en espérant que Père Noà«l
n'oublierait pas nos vieux sabots.
Après la soupe du réveillon
de notre modeste festivité,
le coucher était ordonné
malgré notre envie de veiller
pour voir descendre le vieux bonhomme
dans le conduit de cheminée.
Puis le matin, dès le réveil,
nous bondissions jusqu'aux chenets
pour y trouver, dans nos sabots,
une belle pomme rouge et bien brillante
qui nous semblait venir du ciel
et qu'on osait à peine toucher !
C'était notre Noà«l d'antan
qui garde son goût de merveilleux :
celui de croire au Père Noà«l !
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