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LES CHEMINS CREUX
À l'ombre des noisetiers
De l'aubépine et des osiers
Rosette, la chèvre déambulait
Le long du chemin, se rassasiait
De jeunes pousses, toi, Mémère
À chaque arrêt, cela reste légendaire
Le récit aventureux de ta jeunesse
Dans les vignes, prés, à paissent
Les bovins, les vignes ont disparu
Depuis longtemps, mises au rebut
Oh ! Combien, il est plaisant
De t'écouter, Grand Maman
Tout au long de ces petits sentiers
Bordés d'arbre centenaire, de marronniers
Alors ces histoires, ces personnages
Inconnus, garnements d'un autre âge
Incontournables, si riches inéluctablement
O๠un rien, les comblait réellement
Restait à cette époque, source de plaisir
Comme ta chèvre, Mémère, pour se nourrir
Grignote sur son parcours à sa hauteur
Sur les branchages à exhalent des odeurs
Filtrées dans les haies par une brise légère
En toute saison même en hiver
L'histoire de ces petits chemins
Parcourus chaque jour, tôt le matin
S'ils pouvaient aujourd'hui nous raconter
Ce qu'ils ont vu, entendu, tous les quolibets
Apportant la gaieté, faisant fi des soucis
Laissés de côté, le vieux chêne vous le dit
Toute cette vie, d'autrefois, Mémère
Me propulse des années en arrière
Au pays de l'enfance et de l'adolescence
O๠n'existe encore que l'indolence
Mauh
| Mauricette HERVé |  |
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