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AU NOM DE L'AMITIÉ
Comment s'est-on connus ? Par une de tes "amies",
C'était à l'époque à, las de traîner mes ennuis,
Je suis arrivé un soir devant la porte de ton travail.
L'ambiance aidant empêcha que je m'en aille
Et Marjorie m'a présenté à toi, toute discrète,
Un peu timide peut-être, mais pas du tout inquiète.
Une conversation s'est engagée entre nous deux
Entrecoupée parfois de temps plus silencieux.
Que s'est-il passé ? Un courant invisible est passé
Qui a fait que, nous ne nous sommes pas lassés
De nous regarder et de chercher dans les yeux de l'autre
Une réponse à l'émoi intérieur, et rien d'autre.
Tu m'as appris qu'il n'y a pas de hasard ;
Aujourd'hui, j'en suis sûr et convaincu.
Tu ne m'as vraiment jamais demandé une amitié,
Que j'ai donnée. Nous en sommes tous les deux liés.
Ce sentiment noble ne nous sera jamais dû,
Il reste notre protection, quelque part.
J'aimerais te dire plus, mon amie.
Tu n'es pas belle, tu n'es pas jolie ;
Tu es plus que ça, tu es un appui.
Alors que tout va mal autour de nos vies,
Toi, tu restes stoïque et ne bouges pas d'ici,
C'est pour cela que je t'aime aussi, ma Sophie.
| Jacques GIRARD |  |
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